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Bienvenue sur Ruedesblacks.com !Le 1er portail complet entièrement dédié aux cultures noires et métissées.
Pourquoi Ruedesblacks.com ?
12 à 14 millions soit près de 20 % de la population française, c'est le nombre d'individus que compte les populations dites "ethniques" sur notre territoire. Malgré ce nombre important, 73 % indiquent avoir des difficultés à trouver des produits cosmétiques adaptés aux spécificités de leur peau, mais également des salons de coiffures ou professionnels formés à la spécificité de leur texture de cheveux. Un pourcentage qui s'accroit encore si l'on s'éloigne des grandes villes.
Au delà de s'interroger sur les raisons pour lesquelles le cheveu crépu (pour ne citer que lui...) et tous les types de peaux noires et métissées ne font toujours pas partie (ou si peu) du cycle d'enseignement général de la filière coiffure et esthétisme aujourd'hui en France, Ruedesblacks vous propose une gamme de produits parfaitement adaptés à tous les types de peaux colorées.
35 teintes de peaux noires et métissées contre une dizaine pour les peaux blanches, cela mérite que l'on se penche sur la question. C'est chose faite, nous direz vous, au vue du nombre de grandes marques qui se sont emparées du sujet depuis une dizaine d'années. Buisness ou véritable prise de conscience de notre société ? La révolution "ethnique" serait -elle en marche ? Notre société le permet-elle ? Des questions autour desquelles Ruedesblacks.com vous propose de prendre part. Echanger, discuter, troquer, réseauter mais surtout partager, une promesse à laquelle vous pourrez goûter sur Ruedesblacks.com au travers de son webzine,son forum, sa boutique mais aussi de ses services (Agenda, petites annonces, aubaines, réseaux pro, rencontres). Bonne visite... |
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Nouvelle plainte pour racisme : retour sur le cas GuerlainSelon France Info, le parfumeur Jean-Paul Guerlain serait visé par une nouvelle plainte pour propos à caractère raciste, alors qu'il est actuellement jugé pour ses propos sur les "nègres".
l y a un mois jour pour jour, il regrettait au tribunal ses propos tenus en octobre 2010 sur les «nègres», parlant d'une «imbécilité» et assurant ne «pas être raciste».
Propos de Guerlain sur les «nègres» : «J'ai dit une imbécillité»
Le parfumeur Jean-Paul Guerlain aurait pourtant de nouveau dérapé fin février, en proférant des insultes racistes à trois agents Eurostar venus l'aider à se déplacer en fauteuil roulant. Les personnes visées ont porté plainte, vient d'annoncer la police, confirmant une révélation de France Info.
«On n'est servi que par des immigrés»
Selon France Info, l'altercation aurait eu lieu sur les quais de la gare du Nord le 24 février dernier. Arrivé en retard et se voyant refuser l'accès au train, Guerlain aurait alors explosé, et déversé sa colère sur les trois agents venus l'aider à se déplacer en fauteuil roulant. Ces agents, d'origine africaine pour deux d'entre eux, et d'origine asiatique pour la troisième, affirment que le parfumeur a tenu les propos suivants : «la France est un pays de merde, c'est une boîte de merde et en plus on n'est servi que par des immigrés». La hiérarchie a été prévenue, les agents ont porté plainte, et cette deuxième affaire Guerlain est désormais entre les mains du parquet de Paris. «Ce sont des mots qui ne se disent pas, on est dans un lieu public. Il peut les garder danss a tête mais là on est pa là pour ça » estime l'un des plaignants, interrogés sur BFMTV. Selon un témoin, Jean-Paul Guerlain voyageait avec un proche qui lui aurait intimé «de se taire, d'arrêter de dire n'importe quoi devant tout le monde, alors que la première procédure n'est pas encore terminée». Le parfumeur a en effet comparu le 9 février dernier au tribunal correctionnel de Paris pour son dérapage dans le JT de France 2 en octobre 2010. Le parfumeur avait déclaré «Je me suis mis à travailler comme un nègre. Je ne sais pas si les nègres ont toujours tellement travaillé, mais enfin...». Lors de l’audience, il a dit regretter «une imbécillité» expliquant être «tout sauf raciste». Le délibéré est attendu le 29 mars. Black and white au cinémaA l' occasion de la diffusion du court métrage "Cette obscure tentation" mettant en scène une rencontre cinématographique en noir et blanc retour sur 50 ans de cinéma "black and white"
Dommage que le désir entre un homme noir et une femme blanche ne soit pas plus souvent abordé dans le cinéma, car c’est une belle rencontre cinématographique. Le contraste des peaux a une dimension érotique qu’a bien comprise le réalisateur, pas trop complexé, comme les comédiens qui se sont littéralement mis à nu, sans impudeur pour autant, dans ce court et puissant récit.
Dans le Code Noir édicté au temps de Louis XIV, qui fut en vigueur plusieurs siècles, l’homme noir qui faisait l’amour à une femme blanche était passible de la peine de mort. L’amour entre un homme noir et une femme blanche reste entaché de souffre dans nos imaginaires et finalement, peu de réalisateurs ont pu le raconter sans succomber au poids de cet interdit historique. Des archétypes, quasiment des mythes, flottent dans l’univers du cinéma : mythe de l’étalon noir, mythe de la traite des Blanches (Morocco), mythe de l’amour impossible... Est-ce pour cela que les histoires de couples mixtes sont souvent « seulement » sexuelles et fantasmatiques, comme l’était Le secret de Virginie Wagon, coécrit avec Eric Zonka ? Ou bien, encore, vouées socialement à l’échec, comme dans Jungle fever de Spike Lee (la « jungle fever » étant le terme utilisé à New York pour décrire les sentiments d’une Blanche amoureuse d’un Noir…).
Le tabou est sans doute encore plus fort aux Etats-Unis qu’en France. Mal connu, le film de Melvin Van Peeble sur les amours d’un soldat noir américain à Paris avec une petite parisienne se solde par une vilaine séparation, après assez peu de temps. Le temps de la permission, qui du coup donne au titre son film. Comme si seul, un amour « de permission » était permis à l’homme noir avec « la Blanche ». Et comme s’il parvenait à s’en satisfaire en dénigrant celle dont il ne peut avoir qu’un petit morceau de peau, de temps, d’amour… Au fond, depuis 1967 et le volontariste Devine qui vient dîner, de Stanley Kramer, avec un Sydney Poitier en gendre idéal bien que noir (ses parents sont médecins et il est très clean), on n’a guère avancé en matière de cinéma américain sur ce satané couple mixte.
Heureusement, en 1988, il y a eu Bird de Clint Eastwood, où Forrest Withaker incarne puissamment le saxophoniste Charlie Parker, qui partage sa vie avec une femme blanche, Diane Venora. Leur couple est passionnel mais solide. Les questions de filiation cependant ne sont pas au cœur de leur récit de couple, au contraire, elles sont relativement passées à l’as. Le film s’intéresse aux sentiments, avec justesse et intelligence et parvient à se situer au-delà des couleurs de peau.
French old taboos Du côté du pays des droits de l’Homme, ce n’est pas beaucoup plus brillant que chez les Américains. Mis à part un film récent comme Donoma, de Djinn Carrénard, un réalisateur qui a la trentaine et montre, avec humour et tendresse, des couples mixtes sans que cela semble être une « issue », un enjeu dramatique en soi, le couple mixte est un grand absent des films français ou africains.
La seule rencontre amoureuse franco-africaine sérieuse du cinéma européen est allemande : Tous les autres s’appellent Ali de Rainer Fassbinder (1974). Mais là encore, c’est un amour-lutte entre deux marginaux. Elle a cinquante ans et est femme de ménage, il est noir et ouvrier. Le film raconte leur amour. Vers le sud (2005), de Laurent Cantet, ne raconte pas un véritable amour nord-sud, mais s’efforce de disséquer la typologie du tourisme sexuel avec d’un côté Charlotte Rampling, la coloniale cynique (mais pas moins éprise) et de l’autre, une Américaine dégoulinant de sentiments depuis qu’elle a découvert l’orgasme sur une plage de Haïti… Mais dans ce film, malgré un effort scénaristique, le personnage noir peine à sortir du rôle d’objet sexuel que lui ont assigné ces femmes avides de sexe et le réalisateur désireux d’analyser leurs comportements.
Corps intouchables et femmes perdues ?
Faut-il en passer par la posture ancillaire, « à la » Miss Daisy et son chauffeur, pour que la représentation d’un tel amour soit acceptable ? D’ailleurs, le dernier plan de Cette obscure tentation n’échappe pas au poids des clichés sociaux qui continuent à peser sur la représentation cinématographique du couple femme blanche/homme noir : il montre le kiné noir qui pousse la chaise roulante de la jeune handicapée blanche. Duo qui fait écho au couple le plus successful de l’année, on ne va pas s’en plaindre, celui d’Omar Sy et François Cluzet dans Intouchables de Olivier Naccache et Eric Toledano. Notons que ce film qui plait déjà à 17 millions de spectateurs en France n’a pas franchi le rubicond du tabou « domino », mais a su le gérer habilement. Car le désir n’a jamais été interdit au cinéma ! Le personnage incarné par Omar Sy, lorsqu’il arrive dans la maison de son employeur, fait une cour intense à son assistante, une belle rousse hautaine… qui semble céder à ses avances mais se refuse finalement à lui car elle est lesbienne, ouf ! : comme dirait la blonde Nicole Kidman, dans la pub Schweppes aux fortes allusions coloniales : « What did you expect ? ». Si on pense au choix du titre, nous ne sommes pas forcément loin de l’enjeu, les intouchables étant ceux qui font l’objet d’un tabou. L’intelligence de Naccache et Toledano, ainsi que de leurs producteurs, est d’avoir su parler avec humour de ce racisme qui nous mine toujours. C’est triste à dire, mais il n’y a peut-être que dans les clips de rap que la relation de domination sexuelle s’inverse et où l’on voit des poufs blondes amoureusement soumises à des machos blacks ! Autre caricature. Car dans la représentation du couple mixte, la femme blanche perd souvent son intégrité, voire parfois sa raison au contact de l’homme noir, comme les femmes blanches « qui vont avec des Noirs » et autres Sues perdues dans Manhattan que montrait John Cassavetes, Shirley Clarke, Amos Kollek… Bref, bien du chemin reste à parcourir dans l’univers des représentations. Espoir français Mentionnons heureusement le deuxième couple star de l’année 2011, celui qui unit Maïwen et Joey Star dans Polisse de Maïwenn. Signe des temps, et cela fait du bien, le Noir n’est pas socialement dominé par la Blanche, un équilibre est raconté comme possible entre le flic et la jeune photographe, et lorsqu’il tombent amoureux, ce n’est pas que sexuel (ou formidable au plan sexuel). Essayez donc de voir Cette obscure tentation, un film pervers ce qu’il faut, bien interprété, qui nous en met plein la vue, du cul black and white comme on en voit pas très souvent au cinéma et plutôt intelligent, ce qui n’enlève rien. source : www.clapnoir.org Mon premier contrôle d'identité : épisode 4Découvrez la vidéo du 4ème épisode de la web série intitulée Mon 1er contrôle d’identité avec le rappeur Sultan qui raconte son 1er contrôle d’identité.
« Mon 1er contrôle d’identité »
Un nouvel épisode chaque lundi et jeudi à 18h00 à partir du 21 novembre 2011. « Mon premier contrôle d’identité » est une série de courtes histoires de 5 minutes, durant lesquelles les stars du rap français nous font le récit du premier ou du pire contrôle d’identité qu’ils ont eu à subir. Sur un ton drôle ou un peu plus grave, ils nous font part de ce moment délicat qu’est le contrôle d’identité. Etre contrôlé de manière répétitive uniquement à cause de son apparence est une problématique à laquelle doit faire face tout une partie de la population française. Selon une étude du CNRS ces contrôles abusifs sont subis prioritairement par ceux qui sont perçus comme « jeunes » (11 fois plus), « noirs » (6 fois plus que les « blancs »), ou « arabes » (8 fois plus). Les stories « Mon 1er contrôle d’identité » mettent la lumière de façon originale et décalée sur une véritable question de société, et font la promotion d’une action nationale et inédite contre le contrôle au faciès.
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